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Radiall démocratise les applications analytiques

Radiall démocratise les applications analytiques
Henri Rufin, responsable Data & Analytics chez Radiall : « Pour nos reportings et analyses, nous pouvons nous appuyer sur une véritable infrastructure. »

Le groupe Radiall s'est appuyé sur la plateforme analytique de Qlik pour rebâtir et remplacer des applications décisionnelles historiques. Un projet piloté par le contrôle de gestion, qui s'est ainsi construit sa propre solution de gestion financière.

PublicitéGroupe industriel français, Radiall fabrique des connecteurs et autres composants électroniques utilisés dans les télécommunications et industries de pointe. En un peu plus d'un an, l'entreprise a rebâti une grande partie de ses applications de reporting financier ainsi que d'autres applications analytiques sur la plateforme de Qlik. Lors d'une conférence de presse, Henri Rufin, responsable Data & Analytics et contrôleur de gestion chez Radiall a présenté ce projet, qui adresse aujourd'hui les besoins de onze fonctions différentes.

« Beaucoup d'outils étaient en place pour le décisionnel, avec parfois des chevauchements. Les solutions existantes rencontraient des soucis de performance et des limitations fonctionnelles, et il était devenu nécessaire de les remplacer », explique Henri Rufin. À cela s'ajoutait un usage prédominant et quasi systématique d'Excel comme outil de reporting. « Excel reste un outil personnel, qui n'a pas vocation à réaliser les reportings internes », souligne le responsable Data & Analytics. Enfin, l'entreprise était submergée par les queries SAP, avec plus de 1000 requêtes en place pour alimenter différentes analyses. « Cette shadow IT est difficile à appréhender, elle complique les croisements de données et représente un enfer à maintenir », pointe Henri Rufin. L'entreprise souhaitait initialement une solution de Business Intelligence, mais face à ces enjeux, le périmètre et les objectifs se sont transformés, comme l'explique Henri Rufin : « Nous avons voulu mettre en place une plateforme pour répondre à tous les besoins d'analytique et de reporting de l'entreprise, et en profiter pour introduire de nouveaux services, dont la planification ». Radiall lance alors un projet dénommé BI4You, initié par le contrôle de gestion, et choisit de s'appuyer sur la solution Qlik Sense, déployée on-premises. Pour accompagner le projet, un département dédié à la gestion des données a été créé, rassemblant quatre personnes à 70% de leur temps : deux contrôleurs de gestion, qui réalisent l'ensemble des développements, et deux développeurs SQL professionnels qui interviennent sur la mise à disposition des données et le datawarehouse.

Plus de 80 applications analytiques déployées

L'équipe a commencé par développer des rapports standards sur les ventes, la production et la gestion de la supply chain, puis elle a introduit une première couche de planification sur la partie commerciale, un service qui a d'emblée rencontré le succès. Ensuite, l'équipe a élaboré des outils d'analyse des comptes consolidés, alimentés par la solution de consolidation financière du groupe. « La plateforme nous a permis de développer des solutions très complètes de planification en quelques jours. Alors que les cubes OLAP imposent des hiérarchies rigides, elle fournit un accès direct à tout le référentiel et nous permet de construire des masques à la volée », apprécie Henri Rufin. La plateforme Qlik assure également la mise à disposition des budgets consolidés, automatisant la production des slides. « Nous avons réussi à recréer certaines fonctionnalités d'une solution EPM (Enterprise Performance Management) de façon bien meilleure, plus rapide et pour un coût moindre », confie Henri Rufin. Plus récemment, en janvier 2021, le département a travaillé sur la mise à disposition d'une application de clôture mensuelle, destinée aux équipes comptables et contrôleurs de gestion. « Depuis quelques mois, nous gérons l'intégralité de ces clôtures dans Qlik, qui vient alimenter en sortie la solution de consolidation financière. Il ne nous reste plus que le moteur de consolidation intégré à développer pour automatiser l'intégralité de notre reporting financier », explique le contrôleur financier. Le département envisage désormais la migration de sa solution de consolidation vers Qlik pour 2022, sous réserve de faisabilité technique.

PublicitéEn raison de la portée globale du projet, toutes les grandes fonctions du groupe ont été associées à celui-ci, soit onze fonctions différentes au total : ventes, marketing, supply chain, production, R&D, finance, ressources humaines, IT, achats, qualité et communication. Dans chacune d'entre elles ont été désignés un ou deux « data champions », pour porter la culture data-driven et promouvoir l'usage de la plateforme. À ce jour, plus de 80 applications analytiques ont été déployées et 500 collaborateurs utilisent aujourd'hui ces dernières, dont certaines comptent jusqu'à 200 utilisateurs. En général, il faut entre une demi-journée et trois jours pour développer les applications. « En un an et demi, nous avons révolutionné la façon de travailler sur les données dans le groupe, en remettant le contrôle de gestion au centre. Nous pouvons travailler de façon itérative : aujourd'hui, nous fonctionnons sans cahier des charges, préférant directement réaliser des maquettes fonctionnelles », relate le responsable Data & Analytics, précisant toutefois qu'il faut disposer de développeurs connaissant le métier de l'entreprise pour mettre en oeuvre une telle approche. L'objectif est de remplacer peu à peu les divers outils en place dans chaque métier, des silos qui empêchent d'avoir des définitions partagées des indicateurs de performance. « Mon combat est aussi d'éviter l'acquisition de nouvelles solutions décisionnelles en parallèle », mentionne Henri Rufin.

Entre un et deux jours/homme gagnés par mois

Au départ, ce changement d'approche radical et rapide a provoqué quelques frictions au niveau de l'IT, mais très vite cette perception a changé, un petit projet ayant permis de démontrer la valeur de la solution. « Lors du passage au télétravail massif, nous avons bâti avec la DSI un rapport en une demi-journée afin d'analyser les logs du VPN. Aujourd'hui, la DSI fait partie des clients internes de la plateforme et utilise également Qlik pour ses développements SQL », raconte Henri Rufin. Du côté du contrôle de gestion, le projet a permis de faire évoluer les pratiques, pour aller vers le contrôle de gestion 3.0, qu'Henri Rufin résume ainsi : « au lieu de jouer dans un bac à sable Excel, nous pouvons nous appuyer sur une véritable infrastructure, sans EPM ni tableur. Aujourd'hui, nous passons de moins en moins de temps sur Excel. Plus aucun reporting n'est produit sur celui-ci. » À l'échelle du groupe, ces changements de pratiques doivent permettre de gagner entre un et deux jours-hommes par mois, ce qui mis bout à bout représente un impact énorme en termes de productivité. « Nous allons également gagner sur d'autres tableaux, par exemple en décommissionnant certains systèmes ou en remplaçant des requêtes SAP », complète Henri Rufin.

Radiall attend beaucoup des différentes acquisitions réalisées par Qlik au cours des dernières années, appréciant la façon dont certaines ont déjà été intégrées dans la plateforme. « Ce qui fait une bonne expérience utilisateur, c'est d'avoir une même solution qui offre de nombreux services plutôt qu'une plateforme qui agrège plein d'outils différents », estime Henri Rufin. Pour lui, le terme même de BI est aujourd'hui révolu. « Désormais il existe des plateformes analytiques associées à un écosystème, capables d'adresser toutes les problématiques de gestion de la donnée, de l'intégration à l'analyse », conclut-il.

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