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Pixid simplifie l'administration de sa base de données malgré le développement de ses services

Pixid simplifie l'administration de sa base de données malgré le développement de ses services
Responsable Exploitation / Production de Pixid, Antoine Gosset a migré la base de données de Oracle vers MariaDB.

Pour remplacer un Legacy sous Oracle, Pixid, qui gère 30 % de l'intérim français, a choisi MariaDB plutôt que PostgreSQL.

PublicitéCréé par les trois principaux acteurs de l'intérim en France en 2004, Adecco, Manpower et VediorBis (fusionné avec Randstad depuis), Pixid a été conçu comme un prestataire de plateforme d'échanges entre agences d'intérim et grands clients dans une logique multi-sites et multi-fournisseurs. Les grands réseaux disposaient déjà d'outils dédiés et les clients devaient donc jongler entre tous jusqu'à l'arrivée de Pixid. Très innovante à l'époque, la démarche avait d'ailleurs valu à la société d'être distinguée lors des Trophées Entreprises et Société de l'Information remis par Le Monde Informatique et CIO. Pixid a ensuite évolué et a enrichi ses services. Cela a supposé une évolution de son architecture technique et, notamment, le remplacement de la base de données Oracle par, au final, une solution fournie par MariaDB.

Les outils de Pixid, dès le départ, permettait de traiter en ligne toute la chaîne de la relation entre une entreprise souhaitant recourir à un intérimaire et une agence pouvant le fournir, de l'expression du besoin à la facturation en passant par la contractualisation. Jérôme Mouret, directeur solution et marketing de Pixid, précise : « il n'y a pas d'appel d'offre ouvert, une sorte de petite annonce, mais une capacité à exprimer un besoin auprès de fournisseurs référencés par l'entreprise souhaitant embaucher un intérimaire ». La plate-forme propose un contrôle juridique générant des alertes non-bloquantes et un archivage probant. Si Pixid a été créé par les trois plus grands réseaux couvrant 60 % du marché, les autorités de la concurrence avaient exigé que les services soient bien ouverts sans barrières techniques ou financières à tous les acteurs, notamment les petites agences locales spécialisées. A ce jour, ce sont ainsi 500 réseaux et 7000 agences qui sont référencés. « Pixid représente 30 % du marché » se réjouit Jérôme Mouret.

Des seuls grands comptes à l'ensemble du marché

La plate-forme a ensuite progressivement évolué. A partir de 2009-2010, une offre pour PME puis une autre pour TPE (myPixid) ont fait leur apparition. Le nombre d'entreprises utilisatrices a, de ce fait, grandement augmenté. En 2013, le portail myPixid a proposé des services aux intérimaires eux-mêmes, comme la signature de leurs contrats et la réception des bulletins de salaire dématérialisés. Un décisionnel sous Pentaho a été ajouté pour offrir une capacité de reporting aux clients de Pixid, autant côté entreprises utilisatrices d'intérimaires que côté agences d'intérim. A partir de 2015, Pixid s'est intéressé à d'autres formes d'emplois temporaires comme les CDD. La volonté de développement international (avec un portail myPixid multilingue) a amené les trois actionnaires historiques, les filiales françaises des réseaux Adecco, Manpower et Randstad, à céder Pixid au fonds Keensight Capital et à l'équipe de management.

PublicitéToutes ces évolutions dans le service se sont évidemment traduites techniquement. Initialement accessible par un service web et un gestionnaire de flux XML provenant des agences ou des entreprises utilisatrices, Pixid s'est plus récemment enrichi d'un accès par API dont la croissance est forte. La première plate-forme a été créée en Weblogic sous la base de données Oracle puis portée en Jboss, toujours sous Oracle. Mais la croissance du nombre d'utilisateurs a nécessité une augmentation considérable de capacité et une évolution de l'architecture s'est alors imposée.

De la clusterisation au changement de base de données

En 2010, Pixid a choisi de mettre en oeuvre une clusterisation de serveurs avec un serveur par grande fonction applicative. Cela nécessitait d'opter pour une installation nettement plus complexe de la base Oracle au moment où l'administrateur compétent a quitté la société. L'une des difficultés était notamment de s'assurer que les flux de données, malgré le fait qu'ils puissent être traités en parallèle, étaient bien traités dans le bon ordre. « Nous voulions aussi challenger Oracle » reconnaît Antoine Gosset, Responsable Exploitation / Production de Pixid.

Le premier choix est d'opter pour MySQL en confiant l'intégration à SkySQL (qui deviendra plus tard MariaDB). Antoine Gosset précise : « MySQL, qui restait un produit Oracle depuis le rachat de Sun en 2009, était plus simple et mieux connu. PostGreSQL a été regardé mais cette très bonne solution avait une approche un peu trop complexe et une syntaxe spécifique, avec des paramètres compliqués à régler. Opter pour PostGreSQL aurait été trop lourd alors que nous avions des sujets plus importants à traiter. MySQL était plus simple à exploiter, répondait aux besoins de performance et coûtait moins cher. »

Maîtres et esclaves

Mais, malgré tout, il y avait, dans la première architecture choisie, le fameux problème de synchronisation. L'architecture distinguait en effet un noeud maître (master, utilisé en écriture) et des noeuds esclaves (slaves, pour la seule lecture) qui pouvaient être en léger décalage. Finalement, Pixid a choisi de mettre en place une architecture avec des bases synchrones où tous les noeuds étaient donc des maîtres en lecture/écriture, cette fois sous MariaDB, à partir de 2015. Il a fallu tout de même effectuer des développements pour adapter les applicatifs à un risque de passage des transactions sur le requêteur Galera dans un ordre différent selon les noeuds. L'un des noeuds a donc été réservé à l'écriture/lecture, les autres étant bloqués en lecture seule. « En 2015, il était prévu d'implémenter Maxscale au-dessus des serveurs MariaDB cluster Galera, mais nous n'avons pas pu le faire du fait de l'ordonnancement des transactions à recoder dans l'application afin de pouvoir être compatible avec Maxscale » précise Antoine Gosset.

Mais ce recodage a finalement été achevé en 2018. Maxscale sera donc implémenté courant 2019 afin que tous les serveurs MariaDB cluster Galera puissent gérer les écritures et les lectures. Pixid fera alors disparaître la différenciation entre les rôles de maître et d'esclaves. Avec la nouvelle offre MariaDB X3, en 2019, Maxscale est devenu capable de gérer la base de données analytique Columnstore. L'ensemble de la data, pour le transactionnel comme le décisionnel, peut donc être géré dans cette offre. Enfin, le service RemoteDBA de MariaDB permet de disposer d'un appui en expertises pour éviter que Pixid reste bloqué sur un problème.

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