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Mines Paris PSL virtualise des environnements temporaires à la demande

Mines Paris PSL virtualise des environnements temporaires à la demande
Frédéric Fontane, directeur de l’enseignement de Mines ParisTech, ne trouvait pas chez les grands acteurs courants la flexibilité attendue.

Membre de l'Université Paris Sciences et Lettres, Mines Paris PSL utilise la solution Flaneer pour faciliter l'enseignement de l'informatique.

PublicitéL'Université Paris Sciences et Lettres (PSL) comprend onze établissements d'enseignement supérieur et de recherche. Parmi ceux-ci, Mines Paris PSL est une grande école d'ingénieurs formant des ingénieurs généralistes. « Nous enseignons l'informatique en tant qu'outils pour des matières telles que la physique des matériaux mais aussi en tant que discipline autonome » indique Frédéric Fontane, directeur de l'enseignement de Mines Paris PSL. Pour lui, « nous avons donc besoin de l'informatique au coeur de l'enseignement ». Mais les environnements applicatifs nécessaires sont très variables dans des contextes moins maîtrisés (notamment à cause de la crise sanitaire) et justifier l'emprise immobilière de salles informatiques dans des quartiers comme Saint-Michel à Paris est également de plus en plus compliqué.

Frédéric Fontane insiste : « la réussite d'un étudiant ne doit pas dépendre de la qualité de son propre ordinateur et un enseignant ne doit pas perdre du temps de face à face pédagogique pour résoudre des problèmes techniques informatiques ». Or les machines utilisées par les uns et les autres sont en dehors du parc maîtrisé par l'institut et, de fait, sont très variables. A cela s'ajoute le fait que les salles informatiques dédiées à l'enseignement sont vides l'essentiel du temps mais prennent des mètres-carrés en permanence et, malgré cela, ne permettent pas un travail à tout moment, notamment le week-end ou le soir pour des questions de sécurité des locaux. Bien entendu, en période de crise sanitaire, la question de l'usage de salles informatiques ne se posait même plus. Enfin, dernière difficulté, les multiples éditeurs de logiciels utilisés dans un cadre pédagogique (de Dassault Systèmes à des start-ups de niche en passant par Adobe ou Microsoft) utilisent des modèles de licences extrêmement variés.

Une virtualisation classique inadaptée

Une réponse classique aux difficultés dans la gestion de parc de terminaux est de virtualiser l'environnement applicatif et de proposer un poste de travail virtuel (VDI) accessible via un simple navigateur. Des solutions de virtualisation existent en très grand nombre sur le marché, avec des approches elles aussi assez variées, du VDI réel à la virtualisation applicative. Pourtant, Mines Paris PSL a préféré se tourner vers une solution nouvelle, issue d'une start-up fondée par d'anciens élèves de l'école, Flaneer. « Les solutions habituelles du marché (Citrix, VMware, etc.) ont une logique industrielle et ne sont pas totalement adaptées à un contexte d'enseignement » justifie Frédéric Fontane.

Il ne s'agit en effet pas de proposer des environnements fixes et fiables sur des longues périodes de temps mais bien au contraire de pouvoir créer à la volée, à l'occasion d'un enseignement ou d'un exercice, un environnement qui va être paramétré pour un usage précis et un laps de temps très limité. Frédéric Fontane estime : « chaque environnement peut être très différent selon un usage à un instant X ou à un instant Y, avec un système d'exploitation Linux ou Windows, plus ou moins de RAM ou de GPU, plus ou moins de stockage, etc. Les solutions du marché sont peu agiles de ce point de vue. Plutôt que stabilité et fiabilité, nous avons besoin d'environnements rapides à déployer et avec, en cas de besoin, un soutien rapide. »

PublicitéUn ordinateur dans n'importe quel navigateur

Avec l'ancienne approche, les logiciels étaient installés sur une série de machines dans une salle informatique de l'école. Les étudiants comme les enseignants devaient donc venir dans cette salle et n'utiliser l'environnement défini que durant leur occupation de la dite salle. Avec la solution de Flaneer, l'enseignant se connecte par navigateur au prestataire et va créer un environnement pour lui et ses élèves à partir de modèles prédéfinis. Cet environnement sera accessible durant un temps donné également par navigateur. Les modèles d'environnement concernent des logiciels de grands éditeurs mais aussi d'éditeurs très spécialisés. Enseignant comme élèves n'ont donc besoin que d'un accès Internet et de connaître l'URL pour disposer d'« un ordinateur dans un navigateur ».

Lorsque l'école a besoin d'un logiciel qui n'est pas présent dans l'offre de Flaneer, elle effectue une demande au prestataire. Flaneer doit donc, le cas échéant, s'assurer de pouvoir installer telle ou telle solution afin de l'intégrer dans son offre. Flaneer fait donc un travail d'intermédiation tant technique que financière. Les difficultés peuvent être techniques mais aussi en lien avec les contrats de licence proposés. Il est ainsi nécessaire de pouvoir revendre du droit d'usage dans une machine virtuelle durant telle ou telle durée, à la demande. Au contraire d'une installation en salle informatique, enseignant comme étudiants peuvent accéder à leurs environnements de partout, y compris de chez eux, et à toute heure du jour et de la nuit, tous les jours.

Une solution aussi pour les difficultés financières

Mines Paris PSL est un établissement public soumis aux règles des marchés publics. Une des difficultés classiques de l'achat d'un service en ligne est l'obligation de disposer d'une carte bleue, ce qui est pratiquement exclu dans le secteur public. Même un achat d'environnement SaaS est ainsi intéressant au travers de Flaneer car la start-up est un intermédiaire financier qui se fait payer après coup. Cette facturation détaillée après-coup permet également une affectation précise des coûts, enseignement par enseignement, et donc de rapprocher un cumul de coûts avec une activité pédagogique aux bénéfices connus.

Flaneer a été mis en place durant la crise sanitaire. « L'éditeur du service a été très réactif » se réjouit Frédéric Fontane. Il ajoute : « enseignants et élèves sont ravis, l'outil se propageant entre cursus par le bouche à oreille, y compris entre élèves et professeur à qui ses élèves font découvrir un enseignant la solution utilisée dans un autre cours » Récemment, l'outil a ainsi été utilisé pour réaliser un cours de datasciences destiné à la formation continue de professeurs en classes préparatoires répartis sur tout le territoire. Une centaine de professeurs de partout. « Avant, il aurait été quasiment impossible de faire ce type de formations en distanciel » observe Frédéric Fontane.

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