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La Gendarmerie nationale se lance, à son tour, dans la transformation numérique

La Gendarmerie nationale se lance, à son tour, dans la transformation numérique
Le colonel Freyssinet veut des gendarmes connectés, accédant au SI en opération (photo cloud week).

Le colonel Eric Freyssinet, chef de la Mission numérique de la Gendarmerie, a dévoilé son plan de transformation numérique.

PublicitéDepuis le 1er mai dernier, le colonel Eric Freyssinet est le chef de la nouvelle Mission numérique de la Gendarmerie nationale, qui va à la fois piloter la transformation numérique et assurer la lutte en matière de cybersécurité.  Elle est rattachée au cabinet du directeur général de la Gendarmerie. « Les attentes sont fortes, des gendarmes et des usagers, et les technologies au rendez-vous » devait souligner le colonel, lors de l'université d'été du groupement Hexatrust mardi 5 septembre. Il a précisé les premiers projets en cours.

La Mission va implanter une Brigade numérique à Rennes au 1er janvier prochain.  Elle proposera un accueil numérique à toute personne voulant contacter la gendarmerie, quel que soit le canal utilisé, et sans se substituer au 17. La Brigade utilisera des produits du marché, issus d'entreprises françaises, elle recrute une vingtaine de collaborateurs en interne.

Des gendarmes connectés avec NéOGEND

Deuxième axe, NéOGEND, un programme d'accès en mobilité pour tous les gendarmes à partir de leurs tablettes et smartphones et en opération. Lancé en 2014, le projet entre dans sa phase de généralisation et d'approfondissement pour la partie applicative. La gendarmerie travaille sur la disponibilité du SI en mobilité, l'aspect réseau (son réseau Rubis est bas débit), une plateforme de services pour développer des applications métiers. « Le but est double, précise Eric Freyssinet, permettre aux gendarmes d'assurer les actes au bord de la route sans repasser par le bureau  et maîtriser la sécurité des données échangées ». C'est la possibilité d'enregistrer des plaintes en mobilité, de scanner des pièces d'identité ou des photos, d'interroger les bases de la Gendarmerie. La partie sécurité se fait avec l'ANSSI.

Le projet implique des choix technologiques qui doivent préserver l'impératif de souveraineté, donc en évitant les fournisseurs étrangers. Le colonel cite l'exemple de la maîtrise de l'information géographique. « On ne peut pas se reposer sur Google ou un acteur français pour positionner des gendarmes ». Il va développer cette brique de géolocalisation et de cartographie, faute de partenaire possible, l'américain est écarté pour des raisons  de souveraineté, les français ne sont pas au point. « La Gendarmerie va donc développer des outils, parfois en interne, parfois avec des entreprises françaises ».

(*) Le colonel était, depuis mars 2015, conseiller au sein de la délégation ministérielle chargée de la lutte contre les cybermenaces, au ministère de l'Intérieur.

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