Gianmaria Perancin (Président de l'USF) : « la migration S/4Hana doit être faite parce qu'on le veut, pas parce qu'on y est obligé »

A l'occasion de sa Convention annuelle les 7-8 octobre 2020 à Bordeaux [En raison de la crise sanitaire et de l'interdiction des événements de plus de 1000 personnes, la Convention ne peut finalement pas avoir lieu], dont CIO est partenaire, l'USF (Utilisateurs SAP Francophones) fêtera ses 30 ans. Gianmaria Perancin, Président de l'USF et du SUGEN (réseau mondial des dirigeants de 22 clubs utilisateurs SAP nationaux), détaille les enjeux actuels de l'écosystème SAP telle que la migration S/4Hana et ses conséquences. Il revient également sur les actualités et perspectives du club.
PublicitéCIO : Pour commencer, pouvez-vous nous représenter l'USF ?
Gianmaria Perancin : L'USF est l'association des Utilisateurs SAP Francophones, ce qui signifie que nous avons des adhérents en France mais aussi dans les pays limitrophes, notamment en Suisse Romande. Nous avons 3300 membres qui représentent 450 entreprises ou administrations. Nous avons la chance de disposer de 65 bénévoles (l'« USF Force »), sur qui repose la dynamique de l'association, avec nos 35 commissions et groupes de travail, ainsi que 6 salariés qui renforcent notre activité au quotidien. Dans la période du confinement, ils ont tous fait preuve d'une inventivité qui a permis de continuer de faire brûler la flamme de l'USF.
Permettez-moi d'ajouter que les 65 bénévoles dont nous parlons opèrent un deuxième travail, en plus de leur emploi salarié, et qu'ils prennent ce temps sur leur temps personnel, sur le temps avec leur famille. Je tiens à leur rendre hommage et à les remercier.
CIO : Quels sont les profils de vos adhérents ?
Gianmaria Perancin : Nous avons 66 % du SBF 120, 75 % du CAC 40. Mais nous avons vraiment de tout : de l'industrie (Veolia, Plastic Omnium...), du secteur public (Banque de France, AP-HP...), de la parapharmacie et de la cosmétique (Le Laboratoire de la Mer, L'Oréal), du BTP (Bouygues Construction)... Nous avons aussi de nombreuses PME, plutôt en province.
Nous tentons aujourd'hui de bien comprendre quelles sont les PME clientes de SAP car nous pensons qu'elles ne sont pas suffisamment représentées en notre sein. Un défi depuis un certain temps, pour nous, consiste à mieux démontrer notre valeur pour ce type d'entreprise. Petit à petit, doucement mais sûrement, nous y parvenons.
Les 65 bénévoles sont bien représentatifs de cette diversité des adhérents.
CIO : Quels sont les grands chantiers du moment pour l'USF ? S/4Hana sans doute mais aussi quelques évolutions dans les relations entre l'éditeur et ses clients...
Gianmaria Perancin : La réalisation de la valeur promise est le phare qui nous guide pour mener notre route. S/4Hana ne doit pas être une migration technique et la justification métier doit être améliorée. Nous travaillons avec SAP sur ce point. La migration S/4Hana doit être faite parce qu'on le veut, pas parce qu'on y est obligé. Et on en est encore là aujourd'hui, on est au début d'une dynamique. Nous avançons mais, pour l'heure, on constate encore trop que les migrations ont lieu parce qu'on doit le faire et non parce qu'on veut le faire.
Par exemple, la migration peut être justifiée par le process mining. L'an dernier, l'USF a publié un livrable sur ce qu'est le process mining et comment on le réalise dans un univers SAP. Pour cela on repose souvent sur des outils tiers de partenaires. Cela permet de sécuriser les process importants au cours d'une migration et apporter un renouveau sur les process moins valorisés. Pour moi, c'est une clé de voûte pour trouver une justification utilitaire aux projets de migration S/4Hana.
Qui dit passage à S/4Hana, dit choix important à faire : cloud ou on premise. On va vers une hybridation des paysages systèmes. Et qui dit hybridation dit besoin d'une intégration technique parfaite. Cela doit aussi être vrai du point de vue des processus : il ne doit pas y avoir une feuille de papier à musique entre les processus hébergés dans le cloud et ceux on premise. L'intégration doit aussi être parfaite sur le plan opérationnel. Nous avons toujours à choisir entre le best of suite (package de produits d'un seul éditeur) et le best of breed (choisir des briques chez divers éditeurs). Pour faire la transformation digitale de demain, on en est encore à se poser des questions qui datent de plus de dix ans... Notre rôle, c'est bien sûr d'aider nos adhérents à comprendre la valeur qu'ils peuvent tirer des solutions SAP mais nos adhérents ont aussi dans leur paysage système des solutions externes qui portent certains processus. Et l'ensemble doit bien s'intégrer. Il y a donc la question de l'intégration du cloud/on premise mais aussi de SAP/non-SAP.
Et qui dit intégration dit accès digitaux.
Publicité
CIO : On en arrive donc à la question de la facturation des accès indirects, avec le Digital Access, et des relations contractuelles entre SAP et ses clients...
Gianmaria Perancin : Ce que je disais à Nantes l'an dernier est toujours vrai cette année. Le Digital Access, lancé en 2018, est un très bon début. Néanmoins on ne peut pas être dans un monde où l'on paye à la fois les utilisateurs nommés et les échanges de données.
Dans les relations entre SAP et ses clients, il y a du bon et du mauvais. Je vais commencer par le mauvais. Je le répète, le Digital Access est un bon début qui amène un modèle de facturation à la consommation. Mais il faut que SAP laisse le choix à ses clients de soit tout acheter à l'utilisateur nommé, soit tout à la consommation. Après, à chacun de faire son choix. Mais être à cheval sur les deux modèles est un risque économique important. SAP vous dira le contraire mais j'attends toujours qu'il me prouve que je me trompe.
Sur le deuxième sujet, celui des audits, il y a eu du changement. Avant 2018, les audits étaient menés par un service rattaché à la filiale locale du pays concerné et l'audit ramenait donc du chiffre d'affaires. Désormais, l'audit est rattaché au siège et il n'y a donc théoriquement plus de lien. Si l'audit amène à devoir combler un manque en licences, c'est vu avec la filiale locale mais il n'y a plus a priori d'objectif financier en la matière fixé par le siège aux équipes d'audit. Néanmoins, c'est l'équipe d'audit qui travaille avec les entreprises pour leur montrer l'impact du Digital Access, pour calculer des estimations de coût. Il y a donc encore du travail à faire car l'ombre de l'audit pèse encore.
CIO : Les équipes audit interviennent donc en avant-vente ?
Gianmaria Perancin : Elles peuvent intervenir en avant-vente si on les appelle. Mais on peut aussi faire les estimations soi-même et ensuite discuter avec le commercial. Cela suppose d'avoir la compétence nécessaire. Nous essayons de former nos membres pour qu'ils l'acquièrent. Mais, au bout d'un temps, on arrive à une limite. Et là, SAP dit : appelez nos équipes d'audit. Et on peut se poser une question sur le pourquoi c'est une équipe d'audit qui va venir conseiller sur un produit vendu par SAP. On pourrait penser qu'il y a donc toujours mélange des genres. D'un autre côté, SAP a prolongé jusqu'à fin 2021 le programme d'adoption du Digital Access. C'est le programme qui permet d'examiner vos usages actuels des accès indirects pour ensuite acquérir les droits d'accès selon le Digital Access à un tarif réduit.
Heureusement qu'il a prolongé. Payer pour utiliser quelque chose que j'utilise déjà et que j'estime être dans mon bon droit d'utiliser... bon... Cette prolongation permet d'avoir plus de temps pour savoir s'il est intéressant d'adopter le Digital Access. A nous d'éduquer les clients, à eux de se renseigner et de faire un choix sans être pressé par le temps.
Enfin, le bon point vient paradoxalement de la crise du Covid-19. SAP s'est rendu compte que les entreprises clientes pouvaient passer de mauvais moments et être confrontées à des problèmes de trésorerie. Et nous avons discuté avec SAP, Christian Klein (chief executive officer monde de SAP) et Frédéric Chauviré (le nouveau DG France, Gérald Karsenti restant président). C'est d'ailleurs vous qui m'en avez donnée l'idée. Pour les entreprises qui auraient des difficultés importantes de trésorerie, SAP est prêt à discuter avec celles-ci d'éventuels reports de paiement, mais plus difficilement d'annulation de créances. Sur ce dernier point, à mon avis, il ne faut pas trop y compter. J'ai des premiers retours positifs d'entreprises. Dans certains pays, comme l'Inde ou la Colombie, la crise est bien pire et les clubs locaux ont demandé des gestes à l'éditeur mais SAP a répondu qu'il ne pouvait pas pour tout le monde. Notre rôle, en tant que club utilisateur, n'est pas de rentrer dans le détail d'une relation contractuelle mais de nous en tenir à des éléments génériques, de relever des tendances au niveau marché.
SAP a aussi renforcé ses offres de formation en ligne pour profiter de la disponibilité des personnels pour qu'ils puissent se former.
CIO : La question des formations reste importante aujourd'hui ?
Gianmaria Perancin : J'en ai discuté avec Gérald Karsenti et Frédéric Chauviré juste avant le confinement. Et Christian Klein a le même diagnostic. Il manque aujourd'hui des compétences SAP sur le marché. Et si vous lancez aujourd'hui un chantier S/4Hana, vous pouvez être embêté.
Et j'ai même demandé à SAP s'il ne serait pas pertinent, au lieu de ne former que les sociétés d'intégration (qui sont nécessaires pour mener les projets), de commencer par former les sociétés utilisatrices. Ma proposition a un peu choqué mais si les utilisateurs sont bien formés, ils peuvent comprendre la valeur d'une migration et, de ce fait, être une source de proposition en interne pour lancer des projets. Il ne faut pas être dupes : avec la crise sanitaire, beaucoup de projets sont à l'arrêt. Il y a des contraintes financières immédiates mais aussi des questionnements sur l'évolution du marché. Dans certains pays, on parle de chûtes du PIB à deux chiffres.
CIO : Quelle aide peut apporter un éditeur au-delà de gestes commerciaux ?
Gianmaria Perancin : Certaines entreprises se diversifient face à la crise. Par exemple, une banque peut proposer des services de téléphonie mobile. Des opérateurs téléphoniques, à l'inverse, se lancent dans la banque. Des énergéticiens proposent des services liés à l'amélioration du bilan carbone des logements. Beaucoup d'entreprises se lancent ainsi dans des activités à côté de leur secteur initial ou principal.
Dans ce contexte, il faut intégrer les nouveaux services dans le SI. Cela suppose de pouvoir créer des logiciels jetables, des POC, de voir comment la diversification prend sur le marché et, si le test est positif, d'industrialiser. Si les ERP ne peuvent pas accompagner ces évolutions, on restera dans un monde trop rigide et les entreprises pourraient connaître de vraies difficultés. Le logiciel jetable sera sans doute un sujet de travail important dans les années à venir. Pour survivre, il faudra se différencier et cela passe par une capacité à tester, à industrialiser si ça marche, à se retirer si cela ne marche pas. Et cela sans trop investir sur quelque chose qui risque d'être stoppé.
CIO : Toujours sur les relations entre l'éditeur et ses clients, nous sommes une année paire. Allez-vous publier une nouvelle édition de votre enquête bisannuelle de satisfaction sur SAP lors de la Convention USF des 7-8 Octobre 2020 à Bordeaux ?
Gianmaria Perancin : Malheureusement non, nous avons été obligés de décaler à cause de la crise sanitaire. Tous, nous avons été mobilisés pour maintenir l'activité IT de nos entreprises autant que possible tout en étant confinés à domicile. Les bénévoles n'ont donc pas pu donner le temps nécessaire pour lancer l'enquête à la période habituelle.
Normalement, le questionnaire de l'enquête aurait dû partir au printemps. Il va partir en été. A la Convention, nous n'aurons donc pas plus que les grands résultats. Le livrable complet est donc prévu pour la fin de l'année.
La trame restera globalement la même, avec des questions sur la satisfaction vis-à-vis des produits, des services, des audits, etc.
CIO : Le thème de la Convention USF des 7-8 Octobre 2020 à Bordeaux est « L'USF, 30 ans de partage et d'influence. De l'ERP à... ? ». Pourquoi un tel thème et que signifient les trois points finaux ?
Gianmaria Perancin : Parce que nous fêtons nos trente ans, nous devons bien sûr être fiers de nos succès passés mais aussi nous poser la question des trente ans à venir. Si nous nous endormions sur nos lauriers, notre succès cesserait. De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Parlera-t-on encore d'ERP demain ? Les trois points sont là pour rappeler que l'ERP n'est plus une île, qu'il est nécessairement intégré à un tout plus vaste. Est-ce que l'ERP tel que nous le connaissons aujourd'hui existera toujours dans la même forme ou pas ? On en revient à ce choix entre le best of suite (package de produits d'un seul éditeur) et le best of breed (choisir des briques chez divers éditeurs).
CIO : SAP ne se résume plus depuis longtemps à l'ERP... N'avez-vous pas déjà dépassé l'ERP ?
Gianmaria Perancin : De fait, l'USF est l'association de tous les utilisateurs de toutes les solutions SAP, pas seulement de l'ERP SAP. Donc, nous couvrons C/4Hana, les solutions rachetées BO, SuccessFactor, Ariba, Hybris, Contextor, Concur... Nous avons ouvert des commissions ou entamés des réflexions approfondies sur chacun de ces produits.
De plus, l'USF n'est plus réservée depuis plusieurs années aux seuls membres de la DSI mais est aussi destinée aux directions métiers.
CIO : Tous les produits SAP seront-ils toujours abordés lors de la Convention USF des 7-8 Octobre 2020 à Bordeaux ? Conservez-vous le schéma classique des plénières du matin et des ateliers de l'après-midi ?
Gianmaria Perancin : Oui, tout à fait. Nous sommes en train de peaufiner le programme où il y aura quelques surprises, avec des choses inédites depuis de nombreuses années. Outre les plénières du matin, il y aura 70 ateliers l'après-midi. Sur les deux jours, en cumulé, il y aura a priori autant de visiteurs, environ 2500 avec un gros millier en simultané le long de l'événement. Date à date, nous avons plus d'inscrits que l'an dernier.
Tous les stands de l'espace d'exposition ont été vendus aux 80 partenaires, sans aucun désistement malgré le confinement.
CIO : Un tel succès, dans le contexte que l'on connaît est tout de même étonnant...
Gianmaria Perancin : En fait, non. A cause du confinement, tous les salons ont été annulés. De même, tous les événements, même organisés par SAP, ont dû être annulés. Classiquement, la Convention est l'événement de référence de l'écosystème SAP. Cette année, elle sera le seul. Ce sera donc le seul événement pour comprendre la feuille de route SAP, approcher les solutions de partenaires, échanger sur des retours d'expérience, etc.
Mais, bien entendu, nous suivrons à la lettre les consignes des autorités, y compris si une distanciation devait avoir lieu. Le Centre des Congrès de Bordeaux où nous nous réunissons est en contact permanent avec sa fédération professionnelle et fera également le nécessaire. C'est un centre de congrès nouveau et modulaire qui permettra de s'adapter.
Mais, évidemment, il appartiendra à chaque visiteur de se rappeler les fameux gestes barrières et de garder ses distances. Il n'est pas exclu que l'on doive porter des masques dans les couloirs.
CIO : Au delà de la réaction commerciale de SAP, des difficultés économiques de vos membres et du maintien de la Convention, dont nous avons parlés, quel a été l'impact de la crise sanitaire du Covid-19 sur l'USF ?
Gianmaria Perancin : La force de nos permanents, sous la direction de notre déléguée générale Elysabeth Blanchet, et des bénévoles de « l'USF Force », a été de s'adapter à la situation. Je crois qu'ils ont fait un concours d'inventivité pour conserver la dynamique de l'USF.
Bien entendu, il n'y a pas eu de réunion physique. Puisque les adhérents ne pouvaient plus venir chez nous, c'est l'USF qui est allé chez eux au travers d'outils de webconférence pour pouvoir échanger en direct sur les préoccupations de nos adhérents. Le nombre de réunions a été non seulement maintenu mais doublé. Comme il était difficile d'envisager des événements sur des journées entières, nous avons multiplié des événements plus courts. Par exemple, nous avons créé un format en ligne de « 13-14 » (de 13 à 14 heures) pour garder cette dynamique. Et le nombre de participants, même si cela peut sembler paradoxal, a augmenté. Sur le premier semestre, nous avons ainsi connu 30 % de croissance en participants. Cela a en effet permis à des adhérents, notamment de commissions régionales, qui ne participaient pas aux réunions physiques de participer aux réunions nationales en ligne. Etre à Pau ou à Paris n'avait plus d'importance. L'USF a ainsi démontré sa capacité à rester au service de ses adhérents même en période de crise.
Si les personnels soignants ont évidemment été très utiles durant la crise, il ne faut pas oublier le rôle des personnels de l'IT pour maintenir le niveau d'activité des organisations et les échanges entre personnes.
CIO : Au-delà de la période de crise, cette dématérialisation des échanges va-t-elle être maintenue, notamment pour permettre aux adhérents de province de participer aux réunions nationales ?
Gianmaria Perancin : A ce jour, la réponse à cette question pourrait aller dans les deux sens. Certes, il y a plus de participants. Mais il y a eu un côté négatif, la fin des échanges informels « à la machine à café ». Le partage convivial dans les locaux ne peut pas avoir d'équivalent en conférence téléphonique.
C'est d'ailleurs pourquoi je tiens tant à ce que la Convention soit réalisée en mode physique, pour l'effet de réseau. Nos homologues allemands du DSAG vont transformer leur propre événement de l'automne mais, de ce fait, ils vont perdre cette capacité de partages informels.
Il faut donc trouver le bon équilibre entre le présentiel et le on line, avec des outils qui permettent les échanges.
CIO : Quelles sont les perspectives pour l'écosystème SAP sur la fin 2020 et 2021 ?
Gianmaria Perancin : Nous avons parlé de process mining tout à l'heure. Il va falloir creuser ce sillon et en tirer toute la valeur possible. Nous allons devoir donner les leviers nécessaires à nos adhérents pour maximiser la valeur de leur migration S/4Hana.
Autre sujet que nous avons déjà abordé, c'est le problème des compétences. Nous avons besoin d'accroître les compétences SAP disponibles sur le marché. Je vais demander à SAP de former aussi les intégrateurs et les clients finaux.
Nous allons lancer un think tank pour accompagner la transformation numérique des entreprises en s'appuyant sur les solutions SAP. Ce sera une sorte de commission.
Enfin, rappelons-nous que 2020 est une année charnière sur la maintenance. Nous avons à faire preuve de vigilance sur les contrats Enterprise Support, malgré l'engagement de SAP à maintenir la maintenance ECC 6 telle quelle jusqu'en 2027, certains ayant des clauses permettant une révision du taux de maintenance de 22 % dès 2021.
Comme vous le savez, je suis président du SUGEN jusqu'en Novembre 2020. Cette double-casquette me permet à la fois de discuter avec le siège et avec la filiale française. Et parfois de transmettre des informations du siège en France.
CIO : Et, enfin, pour l'USF, que doit-on attendre fin 2020 et en 2021 ?
Gianmaria Perancin : Nous allons poursuivre notre propre transformation numérique. L'an dernier, nous avions lancé notre réseau social interne qui marche de mieux en mieux. Nous devons maintenir les vidéoconférences à côté des événements en présentiel. Notre dernière AG, en plein confinement, a eu lieu en digital.
Bien entendu, nous tenons aussi à conserver une couverture sur l'ensemble des solutions SAP pour l'ensemble de la francophonie. Nous avons ainsi accueilli au sein du conseil d'administration le premier administrateur issu de Suisse Romande. Et c'est donc notre fierté de pouvoir porter la voix non seulement de la France mais aussi de la Suisse Romande.
Article rédigé par

Bertrand Lemaire, Rédacteur en chef de CIO
Commentaire
INFORMATION
Vous devez être connecté à votre compte CIO pour poster un commentaire.
Cliquez ici pour vous connecter
Pas encore inscrit ? s'inscrire