Collaboratif : le GHT Bourgogne méridionale choisit de se passer de Microsoft

Regroupant 5 hôpitaux dans le sud de la Bourgogne, ce groupement s'est tourné vers Jamespot pour des besoins en gestion de projet. Avant de faire de la solution le socle de son futur intranet.
PublicitéSe conformer aux préconisations du ministère de la Santé. C'est ainsi que Jean-Christophe Tamboloni, le DSI du Groupement hospitalier territorial de Bourgogne méridionale (5 établissements de santé dans le sud de la région), résume le choix de son organisation de s'orienter vers l'éditeur français Jamespot pour ses besoins en matière de collaboratif. Une ligne pourtant guère suivie au sein de l'informatique hospitalière, où Office 365 est largement répandu.
« Pour un grand projet d'uniformisation du dossier patient entre nos établissements, nous avions un besoin de collaboration urgent, pour assurer les échanges entre nos sites et avec les différents référents métiers », indique le DSI. Soit environ 200 personnes à faire communiquer, connectées quasi quotidiennement autour du projet de dossier patient mutualisé (aujourd'hui déployé sur trois établissements et en cours de mise en place sur un quatrième). Des équipes travaillant sur des sites distants de parfois une heure trente. « Via l'approche no code, le déploiement de la solution cloud de Jamespot s'est effectué en une journée », reprend Jean-Christophe Tamboloni. À l'inverse, un partage dans Sharepoint - alternative alors étudiée - aurait imposé l'installation de 6 serveurs en interne, selon une étude préalable.
Un intranet comme porte d'entrée pour les utilisateurs
Ce galop d'essai a poussé le GHT à faire de Jamespot le socle de son futur intranet, qui via une identification unique, doit donner aux quelque 4000 agents de l'organisation un accès aux informations du groupement, à celles de leur établissement propre, mais aussi à des services métiers adaptés à leur profil (médecins, infirmières, personnels administratifs...). « Notre objectif est d'ouvrir cet intranet pour l'hôpital de Mâcon en juin prochain, avant des déploiements échelonnés sur un an sur les autres établissements », précise le DSI.
Pour ce dernier, la solution est facile à intégrer et ne présente que quelques incompatibilités avec les formats Microsoft, « uniquement sur des fonctions très pointues d'Excel », selon Jean-Christophe Tamboloni. Qui ajoute qu'il est, même dans ces cas, possible de publier le fichier après manipulation dans un client lourd. Selon le responsable, l'interface, très proche des codes des réseaux sociaux, a été accueillie favorablement par les agents. « Aucune formation n'a été nécessaire », assure-t-il.
Si le couple suite collaborative d'un éditeur français et clients lourds Word et Excel est donc aujourd'hui la norme au sein du groupement, l'évolution des produits de Microsoft - de plus en plus vendus exclusivement sous forme de services - met cette construction en péril. « Nous n'avons actuellement pas de réponse à ces interrogations, souligne Jean-Christophe Tamboloni. L'injonction de l'État, c'est d'être souverain sur nos solutions technologiques, ce qui est impossible avec Office 365. Il va donc falloir que notre tutelle tranche. » Faute de quoi les différentes administrations se retrouveront, à moyen terme, devant un dilemme insoluble.
Article rédigé par

Reynald Fléchaux, Rédacteur en chef CIO
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